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Bucarest, ou le Petit Paris de l’est

Bucarest, Roumanie. Pas surprenant qu’aux jeux olympiques de 1976, la Nadia ait réussi le “10 parfait”, tous les moyens étant bons pour tenter de se sauver de la Roumanie au plus vite; j’en aurais fait autant…Il y a maintenant 30 ans, Nicolae Ceausescu et sa sympathique femme Elena ont dû quitter le pouvoir de façon, disons-le, assez mémorable. Ce qui est frappant en arrivant dans cette ville est la splendeur de plusieurs édifices de la Belle Époque, qui explique entre autres son surnom de Petit Paris; que Elena Ceausescu aimait beaucoup, beaucoup l’or et les chandeliers de Cristal; que leur langue est d’origine latine et non slave, et ça s’entend; que les gens de Bucarest ont une obsession pour les cafés; que le territoire de cette ville est aménagé avec de nombreux parcs; et que la visite du palais du parlement, anciennement le palais du président à vie Nicolae Ceausescu, vaut presqu’à lui seul la visite de la ville. 2ème plus grand édifice au monde après le Pentagone, cette indécente construction entièrement faite de marbre a nécessité la démolition de quartiers complets de la ville. L’étincelle de trop qui a provoqué la révolution d’une population longtemps traumatisée.

Aujourd’hui, les Roumains ne sont pas tout à fait encore des Monsieurs et des Madames Sourires mais on peut espérer que le bonheur sera finalement à portée de main. On leur souhaite.

L’Arc de triomphe
L’héritage de la Belle Epoque
Les jardins de la résidence Ceausescu
Le bureau de Nicolae Ceausescu à sa résidence
Salle de bain toute dorée d’Elena Ceausescu

Que faire :

  • Traverser la ville sur l’avenue Victoriei, l’artère principale de Bucarest, de son Arc de Triomphe, jusqu’à la Place de la Révolution, où Ceausescu a livré son dernier discours avant de s’enfuir en hélicoptère; et pour aboutir au Musée national de l’histoire de Roumanie. La marche peut être assez longue, donc on prend le temps de s’arrêter aux nombreux cafés dont l’Origo.
  • On connaît l’importance des régimes communistes pour la culture en général. L’Athénée roumain est une somptueuse salle de concert en plein cœur de la ville. Il faut réserver une soirée, peut importe qui est à l’affiche, simplement pour s’imprégner du lieu. Avant, ou après, on se restaure au Caju by Joseph Hadad tout juste à côté, un bistro très animé dirigé par ce chef, une vedette de la télévision là-bas.
  • Le parcours des Ceausescu, quoique terrifiant dans l’histoire de la Roumanie, est tout de même fascinant. On commence par la visite de la Casa Ceausescu, résidence très bling bling du couple royal qui y a vécu jusqu’aux dernières journées de leur règne. Tout y est, dorures, meubles de style Louis XIV, jardins intérieurs et espace de thalassothérapie. Situé dans l’agréable quartier des ambassades, après notre visite, on prend le lunch tout juste à côté sur la terrasse du Fior di latte
Le faste de l’Athénée roumain
Café Origo

Où manger :

Caru’ Cu Bere

Tous les paramètres y sont pour se croire dans une attrape-touriste; hôtesse à l’extérieur, photos de plats dans un menu traduit en anglais…Il n’en demeure pas moins que c’est un incontournable à Bucarest. Ce lieu historique avec boiseries et vitraux est tout simplement magnifique. C’est grouillant de monde, oui des visiteurs mais aussi des locaux qui y en ont fait leur repère hebdomadaire. Et les plats d’une cuisine roumaine assez costaude y sont servis dans la plus grande tradition.

Caru’Cu Bere

The Artist

Un lieu historique, de hauts plafonds, des planchers de bois en chevron, une décoration épurée tout de gris et de blanc, mais surtout une cuisine raffinée préparée par un Néerlandais qui laisse sa marque en ville, comme celle d’un chef d’une des plus grandes tables au pays.

Restaurant The Artist

Maize farm to table

Niché curieusement entre deux ambassades, au fond d’une ruelle où on doit finalement prendre un ascenseur pour arriver au restaurant, on se demande sérieusement si notre GPS connaît bien sa route…Le doute est vite dissipé, comme le confirme son nom, des produits locaux, y compris les vins de la région de la mer noire, sont servis de manière attentionnée. Une belle découverte qui représente la récente modernité de la restauration roumaine.

Le Maize farm to table

Où dormir :

Hilton Garden Inn

Pas du tout le genre de bannière que je choisis en voyage, mais faut ce qui faut, Bucarest ne regorge pas d’hôtels de charme que ce soit boutique ou non. Mais celui-ci est quand même pas mal. La localisation est la meilleure, en plein cœur du vieux Bucarest et ses chambres, sans surprise, sont confortables.

Athénée Palace

Rien de spectaculaire à signaler, sauf que cet hôtel installé dans un bâtiment historique est mythique, sa localisation en face de la Place de la Révolution peut presque donner la chaire de poule tant les événements vécus il y a 30 ans ont été dramatiques. Une certaine nostalgie nous amène aussi à l’Intercontinental d’où les journalistes étrangers, réfugiés à leurs balcons de chambre, ont filmé les événements de décembre 1989. Pour le chic, c’est le Relais & Châteaux Époque ou le JW Marriott, quoique ce dernier, près du palais du parlement, est situé dans une partie plus excentrée de la ville, loin de l’animation. Le meilleur rapport qualité prix et charme reste le Novotel sur Victoriei, lui aussi, tout près de la Place de la Révolution.

Salle de bal du Palais du parlement
Entrée principale du Palais du parlement
Salle du conseil du palais, d’où Ceausescu devait diriger
rgermainauteur

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