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48 heures à Mexico DF

Se rendre à San Miguel de Allende en plein cœur du Mexique veut souvent dire faire escale à Mexico City. On peut maintenant se rendre presqu’à la porte du charmant village de San Miguel en prenant un vol pour Querétaro ou León à proximité, pour ensuite faire le reste en taxi pour 30 ou 40 minutes selon la ville choisie. Pour ma part, j’adore prendre le temps d’arrêter à Mexico, question de vivre un peu d’urbanité avant ou après un séjour paisible dans la petite ville patrimoine de l’Unesco. Il y a moins de vingt ans, on aurait jamais pensé à Mexico pour un city break tant la ville était réputée pour être dangereuse; on y déconseillait même de monter à bord d’un taxi pour se promener en ville, c’est tout dire. La ville de Mexico s’est aujourd’hui bien remis de cette réputation et fait maintenant partie des destinations à découvrir.

Le palais national

Les quartiers de la ville ont chacun leur caractère bien distinct. Il y a bien sûr le Centro Historico, véritable cœur de la ville où l’on retrouve autours de la grande place de la constitution, des édifices emblématiques tels le palais national, la cathédrale, le spectaculaire palais des beaux-arts jusqu’au temple Mayor, véritable temple aztèque découvert presque par hasard à la fin des années 70. Aujourd’hui le lieu abrite un musée.

Le palacio de bellas artes

Polanco qu’on surnomme le Beverly Hills de Mexico est le quartier où l’on retrouve bien évidemment les magasins les plus chics, une multitude de restaurants et café terrasses ainsi que la plupart des ambassades.

Condesa est un quartier à l’échelle humaine, bordé d’arbres, où les maisons de style art nouveau et art déco se succèdent les unes après les autres. Avec ses parcs, ses boutiques avant-gardistes, ses cafés, on y retrouve un style de vie plutôt décontracté.

La Zona Rosa elle, aime la fête. Avec un nom pareil, on pourrait penser que c’est un village gay; c’est aussi ça mais il y a plus. Un côté éclectique, une animation permanente, une ouverture sans borne en fait un des secteurs les plus courus de la ville.


Que faire :

  • Après avoir découvert la richesse du centre historique de la ville, il faut arpenter l’avenue Paséo de la Reforma, celle qui traverse la ville en diagonale. Inspirée des grands boulevards européens, pensons aux Champs-Élysées, cette avenue traverse toutes les époques de la cité, du centre historique au côté plus moderne de Polanco. Ces aussi sur de la Reforma que les grandes compagnies, ainsi que les chaînes hôtelières de renom ont pignon sur rue.
  • Que ce soit le fabuleux musée national d’anthropologie, de celui de l’omni-présente Frida Kahlo, ou du plus moderne musée Jumex mettant en valeur l’art contemporain, Mexico regorge de musées. Mon coup de cœur est celui de Soumaya, financé et construit par Carlos Slim, un des hommes les plus riches au monde. On y retrouve sa collection personnelle d’œuvres d’art ainsi que de nombreuses sculptures de Rodin. L’architecture du bâtiment vaut à lui seul le détour.
Sculpture d’art moderne sur la Paseo de la Reforma
Le musée Soumaya de Carlos Slim

Où manger :

Klein’s

Des fois on veut juste bien manger sans trop chercher la destination mémorable. Klein’s, une sorte de diner américain est un classique de la clientèle locale du quartier de Polanco. Des banquettes, une cuisine ouverte avec un personnel affairé, une terrasse idéale pour le people watching, ce restaurant offre une cuisine généreuse, de qualité, en présentant les classiques de la cuisine mexicaine en n’y changeant rien. Et c’est très bien comme ça.

Restaurant Klein’s

Pujol

Pas spécialement reconnu pour son raffinement, la cuisine mexicaine peut maintenant remercier le chef Enrique Olvera d’avoir réussi ce tour de force de rendre des plats traditionnels à des niveaux inégalés. Ce restaurant membre de Relais & Châteaux fait maintenant partie des 50 meilleurs au monde, certainement dû à la grande créativité du menu et aux grands soins apportés à la présentation. Du même chef, le nouveau Molino El Pujol pourrait ressembler à la version café ou snack de la grande sœur. Ouvert de jour seulement; beaucoup plus décontracté mais toujours le souci de l’excellence. Si parfois les réservations au Pujol étaient impossible, il y a aussi le Quintonil qui a réussi lui aussi à faire la liste des 50 meilleurs au monde, je n’ai pas eu la chance de l’essayer, mais je peux parier que c’est une expérience tout aussi extraordinaire.

Un des sept services du menu de Pujol
Pujol avec vue sur son potager

Où dormir :

Hotel Condesa DF

Dans le charmant quartier de Condesa, cet hôtel boutique est un des plus intéressants du Groupe Habita qui compte plusieurs établissements au pays. Tout blanc avec des touches de bois naturel, sa cour intérieure et son toit terrasse sont des endroits choisis pour le petit-déjeuner et l’apéro au coucher du soleil. Si vous préférez Polanco, il y a le Habita, un hôtel qui peut ressembler à un cube de verre, ou dans le centre historique, le Downtown qui présente un heureux mélange de très ancien et de contemporain.

Pug Seal

Petit groupe hôtelier qui a réussi dans moins de cinq ans à se tailler une belle réputation dans le concept de petits hôtels particuliers. Avec trois hôtels à Polanco et un dans Coyoacan, tous installés dans des anciennes résidences, ce groupe sait comment allier design, confort et créativité dans son aménagement. Celui où j’étais, sur La rue Allan Poe, était idéalement situé près de l’avenue Présidente Masaryk, l’artère principale de Polanco. Le petit-déjeuner à la carte qui est inclus est délicieux.

Salon de l’hôtel Pug Seal
rgermain

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