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Défi Kayak Desgagnés

Me voilà enfin sur la terre ferme; je viens tout juste de débarquer de mon kayak qui fût presqu’un lieu de résidence pendant 4 jours lors de cette unique randonnée sur le fleuve Saint-Laurent entre Montréal et Québec. On parle souvent du slow travel, cette tendance en voyage qui se définit par prendre le temps de vivre et de découvrir un lieu à un rythme plus lent afin de profiter du moment présent. On est bien loin ici du « coché » des circuits qui nous proposent 15 villes en 15 jours…

Mes partners in crime, l’équipe de Mallette

En faisant souvent le trajet Montréal – Québec en auto sur la 20, je ne crois vraiment pas avoir pensé un jour faire l’équivalent de cette route interminable en pagayant. À vrai dire, c’est sûr que ça aurait un non catégorique…C’est pourtant le contraire qui s’est passé le long week-end du 15 au 18 août dernier. Grâce à l’invitation de la firme Mallette, je me suis joint aux 150 autres participants pour s’impliquer à cet événement dédié la Fondation Jeunes Musiciens du Monde qui a pour mission de favoriser le développement personnel d’enfants et d’adolescents issus de milieux à risque au moyen d’activités musicales.

Escale à l’ile saint-Quentin de Trois-Rivières

L’originalité de ce périple, la plus grande randonnée de kayak au monde, et l’efficacité de l’organisation ont finalement fait de cette aventure un des moments marquants dans une vie.

Heure par heure, jour après jour, et ce près de 10 heures par jour pendant 4 jours, on voit les 250 km de paysage se défiler devant nous à une vitesse inhabituellement lente qui nous permet de découvrir les rives du fleuve et ses villages de la même façon que nos ancêtres le faisaient à l’époque où le Saint-Laurent était la meilleure façon de se déplacer sur le territoire.

Cette édition du défi était ma deuxième, ayant déjà réussi celle du mois d’août 2018. J’étais à l’époque un peu naïf, ne sachant pas trop dans quoi je m’embarquais, ce qui était peut-être préférable dans mon cas. L’effet de surprise fût total. Bien sûr je m’étais entraîné au gym, passé mon niveau 1 de sécurité en kayak, mais jamais j’avais réalisé l’ampleur du défi. C’était clair pour moi que pendant que je pagayais l’année dernière, je me disais intérieurement que je me ferais pas prendre une autre fois à ce genre d’activité un peu folle…Quoique immensément heureux d’avoir réussi cet exploit, mon constat était, been there, done that, je pourrais m’impliquer autrement, mais certainement pas à refaire la même chose. Et puis finalement, les mois passent, on oublie les petits bobos, les vents de face, les marées pas toujours descendantes, le soleil de plomb ou les orages imprévus pour finir par se rappeler que des bons moments, et il y en a des tonnes; la première chose que l’on sait, on se réinscrit à l’activité de l’année suivante…Pour la dynamique de groupe, la qualité de l’organisation, l’ambiance du tonnerre et surtout la cause dédiée à ces jeunes.

Embouteillage à l’heure du lunch

Que faire :

  • Pagayer, pagayer, pagayer, ne pas oublier de respirer, manger, pagayer, pagayer, gouverner, pagayer….
  • Admirer un paysage d’une perspective tout à fait inédite à une vitesse qui nous permet de comprendre le développement des rives du fleuve Saint-Larent au fil des décennies.
  • l’ADN de Jeunes Musiciens du Monde est en grande partie composé de musique, et on a donc la chance d’avoir avec nous des groupes pour des mini-spectacles après les soupers. Cette année, on a pu profiter de concerts intimistes avec entre autres les Lost Fingers et Yves Lambert de la Bottine Souriante.
Accueil mémorable des filles du Roy pour le lunch à Neuville

Où manger :

On aura compris que pour la tournée des restos, ça se passera à un autre moment. C’est tout juste si on a 2 minutes à nous, tellement le temps est géré à la seconde près. Mais l’organisation de l’expédition sait très bien que pour performer aussi longtemps, on doit bien manger; donc, c’est bon et on mange en quantité! Bœuf bourguignon, salade de pois chiches, escalopes de poulet, fruits frais, tout était en place pour nourrir notre armée.

Repas à Portneuf de la dernière soirée avant notre arrivée à Québec

Où dormir :

La vraie affaire quand on participe au Défi Kayak Desgagnés est de coucher dans sa tente au camp de base, sur le site des escales où les lieux repas, spectacles et toilettes/douches sont installés. L’ambiance y est festive, et tout est à proximité. Dans mon cas, je n’étais pas tout à fait rendu jusque là encore, donc j’ai opté, comme plusieurs d’entre nous, pour l’hébergement en hôtel/motel. Les moins est que nous sommes à la merci des navettes qui nous laissent à l’hôtel à des heures précises, ce qui nous empêche parfois d’assister au spectacle dans sa totalité. Les plus, quand il pleut, c’est pas mal mieux; et aussi, pas de tentation de s’accrocher les pieds avec les plus fêtards qui sont en camping, et qui ont peut-être délibérément oublié qu’ils seraient de retour sur le fleuve le lendemain matin à 7h30…

Mission accomplie!

On connaît bien l’expression, jamais deux sans trois. Il est peut-être un peu tôt pour le confirmer, mais c’est certain que je me poserai probablement la question de mon éventuel retour sur le fleuve Saint-Laurent d’ici les prochains mois…À suivre!

rgermainauteur

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